Le château de Grosbois, l'histoire de notre pays

Le duc d'Angoulême, le compte de Provence (futur Louis XVIII), Barras membre du directoire, Fouché, le fameux ministre de Napoléon 1er, le maréchal Berthier, prince de Wagram : depuis la construction du château de Grosbois (qui date de la fin du XVIe siècle, vers 1580), nombreuses ont été les figures de notre histoire à y vivre et à en apprécier le séjour.

 

Le roi de France, propriétaire de Grosbois

jardin Depuis 1226, Grosbois appartient au domaine royal : le roi Jean II le Bon, qui fut fait prisonnier par les Anglais lors de la bataille de Poitiers pendant la Guerre de Cent Ans, fit construire dans le village une chapelle consacrée à Saint Jean-Baptiste. Il fallut attendre la fin de XVIe siècle pour que le propriétaire du domaine depuis 1562, Raoul Moreau, Trésorier de l’Epargne, y construise le château qu’il vendit quelque vingt ans plus tard au fils naturel du roi Charles IX et de Marie Touchet : Charles de Valois, duc d’Angoulême.

Des fresques d’après Abraham Bosse

Charles de Valois apporta au château de profondes modifications, lui donnant l’aspect que nous lui connaissons, et en dessina le parc. Il éleva en 1623 le mur d’enceinte. La salle à manger conserve le décor de cette époque, avec des fresques d’après Abraham Bosse, dont les esquisses sont conservées à la Bibliothèque Nationale.

Comment visiter le château de Grosbois ?

chateau

Une visite du musée napoléonien est organisée tous les dimanches et jours fériés, de 14 h à 17 h (fermeture annuelle du 1er décembre au 15 mars sauf pour les groupes).
Prix d’entrée : 5 € pour les adultes, 3,50 € pour les enfants de moins de 12 ans, gratuit pour les enfants de moins de 6 ans.
Avec accord préalable, le musée peut être ouvert aux groupes d’au moins 20 personnes, tous les jours de la semaine.

Réservations : 01.49.77.15.24

Grosbois parmi les biens nationaux

A la mort du duc d’Angoulême, en 1650, le domaine de Grosbois échoit à sa petite-fille, la duchesse de Joyeuse. Puis divers propriétaires vont se succéder jusqu’à la Révolution. Le domaine, alors propriété du comte de Provence, futur roi de France sous le nom de Louis XVIII, est vendu, au titre des biens nationaux, à MM. Lesparda et Boursault.

Barras, seigneur de Grosbois

En 1797, Barras, un des vainqueurs de Thermidor, c’est-à-dire un de ceux qui avaient conduit Robespierre à l’échafaud et mis fin à la Terreur, acquiert Grosbois : il fait alors partie des cinq Directeurs qui gouvernent la France. Barras traîne la réputation d’un jouisseur, enrichi de façon fort suspecte.

Dernière étape avant l’exil

A son retour d’Egypte, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir le 18 Brumaire. Barras se réfugie alors à Grosbois avant de prendre la route de l’exil vers Bruxelles. Le domaine change à nouveau de propriétaire : le général Moreau s’en porte acquéreur. Bientôt, il devra lui aussi s’exiler sous " l’amicale pression " de Fouché, ministre de la Police générale qui voit en lui un danger pour l’Empire.

Napoléon récompense un de ses fidèles

grobois Grosbois est alors racheté par le sieur Citerne, homme de paille de Fouché qui agit lui-même sur ordre de Napoléon. Le maréchal Berthier, l’aide de camp de l’Empereur qui a favorisé sa fortune, rachète Grosbois. Il l’agrandit en achetant terres et forêts pour en faire la plus belle chasse de l’Empire. Il y donnera des fêtes grandioses, mais il laissera surtout une splendide galerie évoquant l’épopée napoléonienne, à travers d’immenses toiles représentant les batailles auxquelles Berthier, créé prince de Wagram, a pris part aux côtés de Napoléon.

Les princes de Wagram, bienfaiteurs de Boissy-Saint-Léger

La famille du prince de Wagram a été particulièrement liée à l’histoire de Boissy-Saint-Léger : ainsi le prince Napoléon Berthier a-t-il largement contribué, sur ses propres deniers, à l’édification de l’actuelle mairie en 1861.

Le dernier des Wagram s’éteint en 1918, léguant cette demeure à sa soeur, la princesse de la Tour d’Auvergne, et à son neveu, le prince Godefroy de la Tour d’Auvergne.

Grosbois, centre international d’entraînement pour les chevaux de course

En 1962, M. René Ballière, président de la société d’encouragement à l’élevage du cheval français, qui cherche une solution pour regrouper les écuries d’entraînement, acquiert le domaine. Depuis cette date, le nouveau propriétaire a multiplié les travaux de réfection, d’entretien et de restauration des bâtiments.