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Le château de Grosbois, l'histoire de notre pays

Photo Grosbois

Depuis la construction du château de Grosbois (qui date de la fin du xvi ème siècle), nombreuses ont été les personnalités de notre histoire à y vivre et à en apprécier le séjour Nicolas de Harlay, Charles de Valois, Achille de Harlay, Samuel Jacques Bernard, Germain Louis de Chauvelin, le Comte de Provence, Paul Barras, Jean-Victor Moreau, le maréchal Berthier, prince de Wagram.

L’Abbaye de Saint-Victor, propriétaire de Grosbois

C’est en 1190 que le roi Philippe Auguste fait don de Grosbois à l’abbaye de Saint-Victor à Paris. Au milieu des terres cultivées, des maisons sont groupées autour de la chapelle dédiée à Saint-Jean Baptiste du village de Grosbois-le-Roi qui semble avoir été érigée en cure dès le xiii ème siècle. L’abbaye de Saint-Victor vend la terre de Grosbois, en 1563, à Raoul Moreau, Trésorier de l’Epargne.

En 1596, Raoul Moreau marie sa fille Marie à Nicolas de Harlay, surintendant des finances et des bâtiments du roi Henri IV. Marie Moreau lui apporte Grosbois en dot. A partir de 1597, Nicolas de Harlay se fait construire un château composé du corps de logis central et de ses deux pavillons latéraux.

Des fresques d’après Abraham Bosse

Nicolas de Harlay vend Grosbois en 1616 à Charles de Valois, duc d’Angoulême, fils naturel de Charles ix et Marie Touchet. Charles de Valois fait édifier les deux ailes du château et leurs pavillons, lui donnant l’aspect que nous lui connaissons, et en dessine le parc. Il élève en 1623 le mur d’enceinte. La salle à manger conserve le décor de cette époque, avec des fresques d’après Abraham Bosse, dont les esquisses sont conservées à la Bibliothèque Nationale.

Grosbois, bien national

A la mort du duc d’Angoulême, en 1650, le domaine de Grosbois échoit à son fils puis à sa petite-fille, la duchesse de Joyeuse. Puis divers propriétaires se succèdent jusqu’à la Révolution. Le domaine, alors propriété du comte de Provence, futur roi de France sous le nom de Louis xviii , est vendu, comme bien national, à mm. Lesparda et Boursault.

Barras, seigneur de Grosbois

En 1797, Barras, un des vainqueurs de Thermidor, un de ceux qui avaient conduit Robespierre à l’échafaud et mis fin à la Terreur, acquiert Grosbois il fait alors partie des cinq Directeurs qui gouvernent la France. Barras traîne la réputation d’un jouisseur, enrichi de façon fort suspecte.

Dernière étape avant l’exil

A son retour d’Egypte, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir le 18 Brumaire An viii (9 novembre 1799). Barras se réfugie alors à Grosbois avant de prendre la route de l’exil vers Bruxelles. Le domaine change à nouveau de propriétaire le général Moreau s’en porte acquéreur. Bientôt, il doit lui aussi s’exiler sous " l’amicale pression " de Fouché, ministre de la Police générale qui voit en lui un danger pour l’Empire.

Napoléon récompense un de ses fidèles

Grosbois est alors racheté par le sieur Citerne, homme de paille de Fouché qui agit lui-même sur ordre de Napoléon. Le maréchal Berthier, l’aide de camp de l’Empereur qui a favorisé sa fortune, rachète Grosbois en 1805. Il l’agrandit en achetant terres et forêts pour en faire la plus belle chasse de l’Empire. Il y donne des fêtes grandioses, et laisse surtout une splendide galerie évoquant l’épopée napoléonienne, à travers d’immenses toiles représentant les batailles auxquelles Berthier, créé prince de Wagram, a pris part aux côtés de Napoléon.

Les princes de Wagram, bienfaiteurs de Boissy-Saint-Léger

La famille du prince de Wagram a été particulièrement liée à l’histoire de Boissy-Saint-Léger. Le fils du maréchal, le prince Napoléon Berthier, a largement contribué, sur ses propres deniers, à l’édification de l’actuelle mairie en 1861, à l’agrandissement de l’église en 1866 et à l’installation de l’adduction d’eau dans le village.

Le dernier des Wagram, Alexandre Berthier est tué en 1918 à Bareton-sur-Serre. Il a légué la demeure à sa soeur, la princesse de la Tour d’Auvergne, et à son neveu, le prince Godefroy de la Tour d’Auvergne.

Grosbois, centre international d’entraînement pour les chevaux de course

En 1962, M. René Ballière, président de la société d’encouragement à l’élevage du cheval français, qui cherche un domaine pour regrouper les écuries d’entraînement, acquiert le domaine. Depuis cette date, le nouveau propriétaire a multiplié les travaux de réfection, d’entretien et de restauration des bâtiments.

Pour visiter le château de Grosbois

Le château ne peut être désormais visité  qu'en groupes, sur réservation.

Les individuels ne pourront désormais visiter le château qu'à l'occasion des manifestations nationales :

  • Journée du Patrimoine
  • Journée des métiers des arts...

www.domainedegrosbois.com

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